Ne lisez pas si vous n'êtes pas du genre extrêmement curieux. Risque de migraine. Les pensées d'un esprit électrique. Fantastique. Poétique. Sarcastique. Critique. Ludique. Enfantin.

   Ne lisez pas si vous n'êtes pas du genre extrêmement curieux. Risque de migraine. Les pensées d'un esprit électrique. Fantastique. Poétique. Sarcastique. Critique. Ludique. Enfantin.
Mon corps tremble. Mes joues sont en feux. J'attends. Finalement je croix avoir froid mais je pétille d'impatience. Cela produit des effets bizarres sur mon corps. Je fais des fautes lorsque j'écris. Beaucoup. J'inverse les lettres. J'écris vite, j'essaie d'attraper l'instant. La musique m'attire, j'écoute les paroles, je les bois. Je recommence de penser à ce qui me rend si excitée. Un drôle d'état. Non, pas drôle plutôt perturbant. Je crois avoir une hypothermie mais c'est juste mes pensés qui fusent de tous les côtés, qui électrisent mon corps. Je ressens comme des convulsions. J'attends. Je réfléchis à ce que je vais écrire. Mes mains sont froides. J'ai peur que mes phrases brèves soient perçues comme un effet de style. Non, je ne vais pas m'obliger d'écrire les phrases plus longues. Peu importe. Je ne suis plus de tout excitée. Finalement peut-être bien que j'ai seulement froid. J'attends en vain. Je veux qu'on parle. Ne t'en va pas. Trop tard. 06h06. J'ai faim. Un chocolat chaud me ferait du bien. Un café. Je n'ai pas attendue en vain. Je souris. J'écoute des morceaux en acoustique. Je prolonge l'attente. Je vais lire le message. D'abord j'arrête la musique. Je recommence de trembler. Je souris. Quoi, je ris aux éclats malgré moi. Je tremble encore. Je sais pourquoi maintenant. J'ai peur que ce langage ne brouille le fond de nos pensées. Je pense à la Marquise de Merteuil. On aime tous les deux ce livre. C'est drôle. Non, censé, c'est un chef-d'½uvre. Je ferais mieux de lui répondre. J'espère qu'il n'est pas l'incarnation du Vicomte de Valmont. Quel gâchis cela serait. J'ai bien peur que je resterais éveillé encore un moment. Un long moment. Il faut remettre les idées en place. Je vais lui répondre. J'ai faim. Je n'ai pas encore préparé le café. Je ne trouve pas les bons mots. J'efface. Je recommence. Mes joues sont en feu. Serais-je banale ? J'ai envie de photographier. Et d'écrire des romans. Des nouvelles. Longues. Je réécoute de la musique. Je fais des fautes d'orthographe. J'attends. Encore son message. Rien. Je lis. Quel charme. Il m'inspire. Je recommence de trembler. Je me répète. Je m'en moque. J'ai les larmes aux yeux. Ca-y-est je commence de rêver. Je ferais mieux de lui répondre. Gainsbourg en fond sonore. Je reprends ses expressions. 07h35. Il fait encore nuit je crois bien. J'ai faim. J'attends. Je vais me faire ce maudit café. Un Yaourt. Une banane. Un café trop chaud. Le jour se lève. Lui. J'attends. La rencontre. Sa réponse. Suis-je jolie ? Goût agréable. Gainsbourg toujours. Rien. Une enfant cherche un autre enfant pour jouer au bac à sable, une sucette goût de fraise dans la bouche, laissant de côté les bêtises des adultes. J'attends. La belle enfant. Gainsbourg encore. Son image me sourit. Je rougis. Je perds la tête. Il fait jour. Il est parti. Je m'en vais. 08h44. L.

# Posté le vendredi 07 juillet 2006 09:29

Modifié le lundi 05 octobre 2009 15:19

« Et rappelle toi que tu peux avoir le monde à tes pieds si tu ne te laisse pas abattre par ceux qui te laisse de côté. »

« Et rappelle toi que tu peux avoir le monde à tes pieds si tu ne te laisse pas abattre par ceux qui te laisse de côté. »



















« Francis, les mots restent bien coincé devant cette fille qui ne demande
Pas mieux que de se faire aimer
Toi, tu ne sais pas comme t'y prendre
Ta gorge resserrer, et ton c½ur bat de plus belle
Alors que tes yeux sont sur elle. »


# Posté le dimanche 11 mars 2007 14:26

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 07:41

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« Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent. »

Paul Eluard - Je te l'ai dit pour les nuages

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 15:54

Modifié le dimanche 30 août 2009 05:51

everything goes dark cause sadness runs through him

everything goes dark cause sadness runs through him
"L'homme a arraché l'enfant à sa mère, a sorti son arme et, sous les yeux de celle-ci l'a abattue.
Il souriat. J'imagine Eva. Je la vois. Je suis Eva. Au-dedans d'elle, il y a un grand vide soudain. Le monde s'est tu. Devant elle, il y a une petite forme recroqueillée qui était son amour, sa vie. Devant elle, il n'y a plus rien. Je ne crois pas qu'elle a fait un mouvement quand il a posé son arme sur son front et qu'il a tiré. Je ne pense pas qu'elle l'a seulement vu. Eva avait déjà pris congé de l'humanité. Cet homme par son geste avait aboli le monde des humains."
[Jean Molla - Sobibor]








Je garde encore dans mes petits yeux verts cette inocence naïvetée qui me fait croire que il y a dans l'Homme ne-serait-ce-qu'un grain de bonté. Plus je grandis plus cet espoir s'évapore ... c'était tellement plus simple n'être qu'une petite gosse ... ne pas avoir à assumer ce vide qui se creuse à chaque fois que je réalise que la vie ne tien qu'un fil tout comme l'amour ... cet amour qui se fait rare depuis que la méfiance a repris le dessus ... depuis que j'ai compris que les gens ne pensesnt qu'à eux et nous trahisent un jour ou l'autre ... nous quittent. Mais au final faut s'y faire et continuer d'y croire qu'on peut s'aimer même si se detester est tellement plus facile ... arrêter d'hesiter et trouver le sens de la vie dans les petites choses ... dans les yeux de ceux qui ont su nous prouver que faire confiance et rester soi-même en valent la peine.


"J'aurais aimé que le jet d'eau pénètre dans ma tête, qu'il emporte avec lui ma douleur, mes doutes, mes hésitations, qu'il me laisse immaculée."


# Posté le dimanche 30 mars 2008 17:13

Modifié le dimanche 30 août 2009 11:41

(Un Truc A Part: "La Belle Personne", un film de Christophe Honoré)

(Un Truc A Part: "La Belle Personne", un film de Christophe Honoré)



« Une idée l'illumina tout à coup : J'ai le bonheur d'aimer, se dit-elle un jour, avec un transport de joie incroyable. J'aime, j'aime, c'est clair ! À mon âge, une fille jeune, belle, spirituelle, où peut-elle trouver des sensations si ce n'est dans l'amour ? J'ai beau faire, je n'aurai jamais d'amour pour Croisenois, Caylus, et tutti quanti. Ils sont parfaits, trop parfaits peut-être : enfin, ils m'ennuient.

Elle repassa dans sa tête toutes les descriptions de passion qu'elle avait lues dans Manon Lescaut, La Nouvelle Héloïse, les Lettres d'une religieuse portugaise, etc., etc. Il n'était question bien entendu que de la grande passion ; l'amour léger était indigne d'une fille de son âge et de sa naissance. Elle ne donnait le nom d'amour qu'à ce sentiment héroïque que l'on rencontrait en France du temps de Henri III et de Bassompierre. Cet amour-là ne cédait point bassement aux obstacles, mais, bien loin de là, faisait faire de grandes choses. Quel malheur pour moi qu'il n'y ait pas une cour véritable comme celle de Catherine de Médicis ou de Louis XIII ! Je me sens au niveau de tout ce qu'il y a de plus hardi et de plus grand. Que ne ferais-je pas d'un roi homme de c½ur, comme Louis XIII soupirant à mes pieds ! Je le mènerais en Vendée, comme dit si souvent le baron de Tolly, et de là il reconquerrait son royaume ; alors plus de charte... et Julien me seconderait. Que lui manque-t-il ? un nom et de la fortune. Il se ferait un nom, il acquerrait de la fortune. »


Mathilde pour Julien (Rouge et le Noir - Stendhal)




# Posté le mercredi 10 septembre 2008 10:39

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 19:12

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«L'instant qui vient peut être celui de votre mort, vous le savez et vous pouvez sourire : n'est-ce pas admirable ? Dans la plus insignifiante de vos actions, il y a une immensité d'héroïsme.»
[ Jean-Paul Sartre ] - La Nausée


Certains les fuient mais moi je vis pour mes rares moments de lucidité ... «Wow»

Photo: ma création


# Posté le dimanche 12 avril 2009 20:48

Modifié le dimanche 30 août 2009 05:53

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Skins ♥ !


L'amour c'est :
- faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre
- l'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence
- à cacher ses battements de coeur
- à dire l'inverse de ce qu'on ressent

Fondamentalement, l'amour est une escroquerie.

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# Posté le lundi 16 février 2009 17:42

Modifié le vendredi 27 mars 2009 12:58